Les membres du collectif

Julien Bignon

Quand un géographe de formation décide de passer aux fourneaux, il devient de facto un géo-cuistot ! Face aux enjeux environnementaux, aux injonctions de santé (manger cinq fruits et légumes par jour, moins gras et moins sucré, etc.) et aux scandales alimentaires, il est urgent de changer notre façon de manger.

Le meilleur moyen ? Montrer l’exemple, en prouvant qu’on peut cuisiner son terroir sans retourner à l’âge de pierre ! Julien souhaite participer à la construction d’une nouvelle identité alimentaire locale, basée sur les produits locaux et les saisons. Tout en restant ouvert sur la cuisine du monde bien sûr, il faut redonner un sens à notre assiette qui a perdu le nord !

Anne-Lise Delabruyère

Anne-Lise est une urbaniste-géographe qui veut devenir community-gardener ! Ce n’est pas juste une animatrice de jardins partagés comme cet anglicisme un peu facile peut le faire croire. En effet, désormais trois quarts des Français habitent en ville et un retour à la culture de la terre semble indispensable. Jardiner la ville permet de cultiver les habitants pour récolter des citoyens ! Anne-Lise propose d’inscrire les jardins partagés, trop souvent éphémères, dans la durée grâce à une réflexion plus globale sur la transition. Le jardinage est accessible à tous, petits ou grands, jeunes ou vieux, bien-portants ou malades, il faut cultiver notre jardin pour sauver la planète !

Agathe Gourdault-Montagne

Qu’est-ce que peut bien faire une jeune historienne, d’origine parisienne qui s’installe à Blois-Vienne ? Evidemment, elle devient valoristorienne ! Dans ce quartier de Blois, réputé sans histoire, il fallait arpenter les rues et les ruelles, pousser les portes, être à l’écoute de la ville et de ses habitants afin de mettre en valeur son patrimoine oublié.

Agathe propose donc de faire (re)découvrir leur territoire aux habitants et les aide à porter un nouveau regard sur leur ville ou sur leur quartier par des visites ludiques. Une bonne façon d’interroger les identités de quartier, non pour se replier sur soi mais au contraire pour mieux s’ouvrir aux autres.

Thomas Grappy

Quand un historien de formation devient épicier bio en centre-ville de Blois, il se transforme en épistorien. Difficile, à première vue, de trouver des points communs entre les deux activités, sauf bien sûr quand le territoire de l’historien est aussi le terroir de l’épicier. Mais là n’est pas l’essentiel, l’important n’est pas l’endroit mais le lieu. Car pour favoriser l’accès du plus grand nombre à des produits alimentaires biologiques, locaux et de qualité, il faut créer des lieux, proches des habitants et pratiquer des prix raisonnables ! Il faut retrouver des commerces de proximité, indispensables créateurs de lien social, où l’épicier vend des produits cultivés dans la terre m ais offre la culture nécessaire à leur utilisation…

Cédric Joubert

Cédric est un loire-et-terrien, non ce n’est pas une espèce de petit mammifère rongeur ou le nom des habitants du Loir-et-Cher ! En fait, c’est un plutôt grand mammifère ( !) qui ne peut choisir entre son métier d’éducateur à l’environnement et sa passion pour la Loire. Pourquoi choisir d’ailleurs ? Voilà donc un marinier solidement ancré sur son territoire prêt à franchir tous les barrages. La mission qu’il a accepté : faire passer le maximum de personnes d’une rive à l’autre, du côté obscur vers le côté environnemental.

Arthur Lacroix

Primitivement ingénieur-paysagiste, Arthur souhaite rajouter une corde à son art en devenant maraîcher-cueilleur. Une évolution sans doute indispensable pour s’adapter à cette période critique de l’anthropocène ! L’ingénieux-cueilleur est un fin connaisseur de son terroir et il pourra offrir une palette végétale très large aux cuisiniers avec qui il compte travailler, des plantes sauvages aux légumes oubliés cultivés sur sa parcelle. Cultiver la terre, respecter la nature, ses cycles, ce qu’elle offre et ce qu’on lui confie, n’est-ce pas ainsi finalement que se fabrique le paysage ?